Le blog de Maizières Ensemble, l'opposition municipale de Maizières-lès-Metz. Idées, initiatives et actions des élus et de l'association.
Les travaux d’aménagement de la place Victor Hugo sont désormais terminés, sans que le conseil municipal ait été consulté au préalable. Comme d’habitude, les citoyens et élus maizièrois sont placés devant le fait accompli, le « fait du prince ».
Un aménagement « propre » mais sans imagination.
La place achevée est évidemment sans comparaison avec son état passé. L’enrobé de béton utilisé, après avoir été lissé, est posé comme un gros jeu de dames sur une pelouse. Cela donne à l’environnement de l’hôtel de ville un aspect carré et anguleux alors qu’il aurait fallu des lignes plus souples et harmonieuses. Question d’approche, question de goût… et tous les goûts sont dans la nature.
La foire aux lampadaires continue.
Plus surprenant est le choix des lampadaires : alors que depuis des années, tous les nouveaux candélabres sont dans les tons jaune/vert, les nombreux luminaires de la place Victor Hugo sont… de couleur bordeaux, une belle couleur il est vrai mais sans aucune harmonie avec l’environnement immédiat. Et on retrouve le tout dans un périmètre très réduit, ce qui accentue encore l’incohérence des choix effectués par l’actuelle municipalité.
A la diversité des formes et des tailles s’ajoute maintenant une palette de couleurs qui cohabitent très mal ensemble. Une absence de cohérence très révélatrice de la conduite des projets municipaux, effectués « au coup par coup », sans vision globale de la Ville.
Vous parlez… d’économies ?
Le nouvel aménagement de la place Victor Hugo comprend pas moins de 62 lampadaires, soit 2 fois plus que l’ensemble du quartier Kennedy ! A défaut d’un nouvel espace arboré promis par le maire, c’est une véritable forêt de lampadaires qui a été plantée autour de la mairie…
Devant cette inflation de luminaires, le maire annonce fièrement que cet éclairage est à basse consommation… heureusement car ce n’est plus une nouveauté depuis longtemps et c’est bien le minimum que l’on puisse faire à l’occasion d’un nouvel aménagement. C’est d’ailleurs ce que font quasiment toutes les communes voisines.
Sur le plan du bilan financier des 6 mois de l’extinction de l’éclairage public, nous aurions « économisé » 12 738 € d’électricité. Or, dans le même temps, la prime d’assurance des bâtiments municipaux a doublé (+ 20 000 €) en raison du doublement des actes de vandalisme déclarés. Il faut ajouter à ce surcoût l’ensemble des dommages causés aux biens des Maizièrois, sans oublier tous les sinistres non déclarés par la Ville. Une bien curieuse conception des… économies !
Raisonnement par l’absurde de la municipalité :
« Plus nous installerons de lampadaires, plus l'économie sera importante en les éteignant ! » Pas faux mais c’est une bien curieuse façon d’éclairer un tel sujet…