Le blog de Maizières Ensemble, l'opposition municipale de Maizières-lès-Metz. Idées, initiatives et actions des élus et de l'association.
Depuis le 28 mars dernier, la ville est plongée dans le noir entre minuit et demi et 5 heures,
à l’exception des axes principaux et de la période des feux de la St Jean et du 14 juillet (de façon à permettre aux participants de rentrer chez eux sans encombre).
Nous l’avons déjà écrit :
Favorables aux économies d’énergie, nous avons toutefois la conviction que notre Ville ne se prête pas à une extinction complète de la lumière. C’est à la fois dangereux et anxiogène.
Ce point de vue est malheureusement conforté par les vols constatés sur les voitures stationnées sur la voie publique et, plus préoccupant encore, par les incendies de véhicules qui ont encore progressé (3 très récemment près du Théâtre Dest, encore une autre au Val Maidera la semaine dernière). La sécurité des biens est une chose, celle des personnes en est une autre bien plus importante encore.
Vous êtes 825 à avoir effectué la démarche volontaire de signer la pétitionque nous avons diffusée pour demander au maire de revenir sur sa décision, qu’il a prise seul et sans aucune concertation de la population et du conseil municipal. Merci de votre engagement qui, nous le souhaitons vivement, contribuera à éclairer le premier magistrat à la fin de la période-test de 6 mois qu’il a finalement décidé de mettre en œuvre plutôt que d’engager l’extinction de l’éclairage de façon définitive.
Nous avons posté sur le profil facebook de Maizières Ensemble un petit texte pour nous étonner du fonctionnement de l’éclairage public le jour alors qu’il est supprimé la nuit… Un clin d’œil destiné à susciter une prise de conscience de la part de la majorité municipale.
Plutôt qu’une réponse constructive, nous avons eu droit, de la part de la majorité municipale qui consulte facebook très régulièrement (et plus particulièrement le profil de Maizières Ensemble…), à une réaction indignée voire scandalisée, comme si nous ne savions pas, à l’instar de tous les Maizièrois, que des tests sur l’éclairage public avaient lieu dans la journée !
Pourtant, malgré les nombreux tests effectués, force est de constater que l’éclairage du passage pour piétons de la Grand Rue, situé à l’arrière de la salle des fêtes, est défaillant depuis presque un an. Plusieurs accidents ont déjà eu lieu à cet endroit, blessant parfois grièvement des piétons.
Appel à la municipalité : agissez au lieu de vous plaindre de l’opposition !
Comparaison n'est pas raison...
Au nom de l’équipe majoritaire, l’adjointe en charge du développement durable fait un parallèle avec la commune de Scy-Chazelles qui a opté pourl’extinction de l’éclairage public, en avançant l’argument selon lequel les actes délictueux se sont révélés stables dans le village du père de l’Europe Robert Schuman.
Cette explication est juste mais tout à fait incomplète. D’abord, comment peut-on comparer un village du St Quentin avec une ville telle que Maizières, traversée par de nombreux axes de communication ? Les deux communes ne sont absolument pas dans une situation semblable.
Ensuite, la méthode adoptée par les deux maires est radicalement différente.
D’un côté, G. Terrier a pris cette décision sans associer aucun Maizièrois, citoyen ou élu : tous les habitants ont été placés devant le fait accompli à la fin du mois de mars.
D’un autre côté, le maire de Scy-Chazelles, Jacques Straub, ainsi que son conseil municipal, ont adopté une démarche respectueuse de leurs concitoyens : le projet a été soumis aux élus municipaux bien avant sa mise en œuvre et chaque habitant a été personnellement invité à plusieurs réunions de concertation et d’échange. 4 journaux municipaux ont été consacrés à ce sujet. L’ensemble de la préparation a duré presque 2 ans alors qu’à Maizières, personne n’a été ne serait-ce qu’informé de la décision unilatérale du maire…
Quand on établit une comparaison, si l’on a un minimum d’honnêteté intellectuelle, on aborde l’ensemble d’un sujet et pas uniquement certains aspects. C’est cela aussi, le respect que l’on doit aux Maizièrois !